Ma posture de thérapeute

Je considère que le corps et l'esprit ne font qu'un et se répondent en permanence. J'agis donc en considérant l'ensemble des besoins de la personne en face de moi avec empathie et sans jugement.

Guy Corneau évoque la posture de « l’observateur bienveillant  ». Cette attitude repose sur l’écoute profonde et active, celle qui fait fondre les jugements, ouvre à la compassion, et permet d’entrer en résonance avec l’autre : « La distance fait place à la chaleur et à l’accueil, l’humanité remplace la dureté et le rejet ».

Jung, lui, utilise le terme d’ « engagement total » que le thérapeute demande au patient, mais qui n’est valable que s’il se l’applique lui-même. En d’autre termes, le thérapeute doit s’efforcer, au mieux possible, d’être authentique.

La posture du thérapeute est indissociable de son propre cheminement. Elle s’ancre moins dans un savoir que dans une manière d’être : présence, humilité, vigilance intérieure. C’est une posture qui accueille l’autre, soutient et qui ne cesse jamais, elle aussi, d’évoluer.

LE SECRET PROFESSIONNEL 


Le psychopraticien est soumis au secret professionnel absolu concernant tout ce qui lui est confié dans l'exercice de sa profession. Cette même obligation s'applique dans le cadre de la supervision.

LA SUPERVISION

La supervision fait partie de l'éthique professionnelle du psychopraticien. Elle est pour lui l'occasion de soumettre sa pratique de façon régulière à l'opinion, à l'analyse et au conseil d'un psychopraticien plus expérimenté. Elle a lieu tous les mois. 

Le travail de supervision est centré sur l'analyse des mécanismes de projection, de transfert et contre-transfert à l’œuvre dans la relation thérapeutique.

La supervision est aussi un lieu d'échange d'informations, d'enrichissement et de recherche. Elle remplit une fonction de formation permanente et contribue à l'écologie du praticien grâce au partage fait avec ses collègues. Elle installe un moment de pause et de respiration dans la pratique exigeante du métier de psychopraticien.

Tout ceci fait de la supervision une garantie de sécurité à la fois pour le consultant et pour le praticien.

Superviseur
Lucien Tenenbaum, Ancien psychiatre du service publicpsycho-praticien dit multiréférentiel, est aujourd’hui surtout superviseur, formateur, auteur. Il a écrit : La bascule des malaimés (1994, Éd. du Souffle d’Or, épuisé mais en accès libre sur le site de l’Éditeur), La psychothérapie un savoir étrange (1995, même éditeur, épuisé), Écrire, parler, soigner en chinois (2008, Éd. You-Feng, Paris), La dépression, une épreuve moderne (2009, Éd. de L’Harmattan), D’autres psychotiques que moi (2015, Éd. de L’Harmattan, ouvrage entièrement consacré à la psychose ordinaire) ; des articles sur le site de l’AETPR.


 

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